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Maple Leaf

Jean-Guy Boulianne est un ancien soldat des Forces Armées Canadiennes ayant été basé à Lahr dans les années 1970. En juin 2019, Monsieur Boulianne est revenu en Allemagne accompagné de son épouse Allemande et de la chorale dont il fait parti, „Choeur en Fugue“ de Châteauguay, pour offrir quelques performances en France, en Suisse et biensûr dans la région de Lahr, région où il a vécu et rencontré son épouse. Il a gracieusement accepté de nous raconter ses liens avec le pays de Goethe.

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-Comment était-ce d’arriver en Allemagne en tant que soldat de l’armée canadienne?

J’ai quitté le pays à 21 ans, muté en Allemagne en tant que militaire en juillet 1973. À mon départ du Canada, j’étais fraîchement séparé et je souffrais d’une peine d’amour. Ce fut un moment déchirant, mais je n’étais pas prêt pour une relation à long terme. Jeune, je voulais vivre d’autres aventures.

-Qu’est-ce qui vous a le plus marqué de l’Allemagne?

J’ai compris et appris avec les années à découvrir un pays et un peuple fier
subissant beaucoup de préjudice, surtout la génération après guerre.
Mais ce peuple a toujours su se relever de ses épreuves, c’est ce qui m’a marqué.

-Quels sont vos plus beaux souvenirs?

Mes plus beaux souvenirs sont sans aucun doute mon mariage et la naissance de mon fils en 1978. Et il y en a eu bien d’autres comme la découverte d’une Europe qui m’était inconnue et mes services militaires de 1973/76 et 1979/82: en 1976, les Forces Armées voulaient me rapatrier au Canada. Mais étant éperdument en amour avec une Allemande, j’ai donc quitté le service militaire pour 3 ans de 1976 à 1979. Ce fut les beaux moments de ma vie. Durant ce temps, je me suis lié d’amitié avec beaucoup d’Allemands.

Sans avoir remis les pieds au Canada entre-temps, je me suis ré-enrôlé dans les Forces Armées en septembre 1979.

-Comment compareriez-vous la vie en Allemagne à celle au Canada?

Deux peuples aux antipodes. Le Canada, pays classé parmi les premiers de classe mondialement avec sa grande diversité culturelle et par sa superficie indescriptible d’un océan à l’autre. Le Canada de majorité anglophone toujours sous l’influence de la couronne britannique et le Canada français avec une mentalité différente.
Le peuple allemand a cette particularité de s’adapter au fil des siècles, de se relever et de demeurer une puissance mondiale sur le plan économique par sa rigueur et ses grandes valeurs sociales; cette qualité m’a d’ailleurs beaucoup influencé à l’attachement de ce pays merveilleux.

-D’où vous vient cette passion pour le chant, la musique?

Cette passion provient de ma grande famille, originaire de la région du Lac St-Jean au Québec. Tout le monde chantait: mon père, mes frères, mes sœurs, mes oncles et mes cousins. C’est vraiment dans mes gènes. Ma petite-cousine, Marie-Nicole Lemieux, est une Contre-Alto de renommée mondiale.

Avant de quitter pour l’Europe en 1973, je jouait de la guitare et je chantait dans un groupe. À mon arrivée en Allemagne, j’ai joint un band pour quelques années. Durant mon déploiement sur la base de Lahr, vu mon intérêt pour la musique, j’ai été transféré à la fanfare du bataillon du 1er R22R pour plusieurs années et j’ai vécu de belles expériences et fait de beaux voyages. À mon retour au Canada en 1982, j’ai joint plusieurs différentes chorales (dû à mes déploiements très fréquents). Je chante avec le Choeur en Fugue depuis les 10 dernières années. Mon épouse et moi avons planifié notre voyage en Europe de juin 2019 avec le Choeur en Fugue de Châteauguay, depuis 2017.

-Quand vous étiez en Allemagne, qu’est-ce qui vous manquait le plus du Canada (à part la famille et vos amis)?

Pas grand chose,je vivais les plus beaux moments de ma vie. Je me détachais tranquillement de ma famille et en adoptais une autre qui m’ouvrait les bras. J’avais tout ce que je désirais. Par contre j’aurais voulu être près de mon jeune frère de 24 ans en mai 1978 alors qu’il subissait un accident d’auto grave qui l’a laissé quadraplégique. (Voir Photo 3 frères )

-Maintenant au Canada, qu’est-ce qui vous manque le plus de l’Allemagne?

Plusieurs de mes amis, la famille, le social, les «fastnacht», la propreté, les structures de vieux continent et les technologies.

Nos deux enfants détiennent deux nationalités et parlent couramment l’anglais et l’allemand. En 1985 nous avons considéré revenir en Allemagne. Mais pour le bien-être de nos enfants qui étaient encore en bas âge, nous avons décidé de demeurer au Canada. En 2008, nous nous sommes joint sept années à un groupe de danse Bavaroise de la région de Montréal «Alpenland Schuplattler» et avons participé à plusieurs compétitions de danse en Amérique du Nord. (voir photo)

-Comment a été votre expérience et celle de votre chorale en Europe?

Wow! Succès sur toute la ligne; après une planification de plus 2 ans avec mon épouse Sylvia et la coordination d’un comité voyage du Choeur en Fugue, tout s’est déroulé à la perfection. L’hébergement, le transport, les concerts dans des Églises du 12ième siècle & prestations, les contacts avec des gens merveilleux dans les villes et villages, l’accueil particulier de la ville de Lahr et les rapports humains de gens extraordinaires côtoyés en Allemagne, en Alsace et en Suisse; les membres du choeur furent reçu comme des rois, une aventure unique et fantastique!

Le but de ce voyage était la célébration du 25 ième anniversaire de la chorale ainsi que de faire découvrir la région de la Forêt Noire en Allemagne à nos amis chanteurs. La majorité des choeurs francophones visitent la France à cause du langage commun. Mais ce qui nous importait à Sylvia et moi, était de faire tomber certains préjudices existants encore envers l’Allemagne. Plusieurs membres du choeur ayant perdu leurs parents pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Après cette expérience extraordinaire plusieurs barrières tombèrent et ce fut mémorable. On en discute encore au quotidien à nos rencontres et pratiques de chorale.

-Avec quel artiste aimeriez-vous le plus chanter si vous pouviez choisir dans tous ceux que vous connaissez (vivant ou disparu) et pourquoi?

Difficile, tellement de bons artistes, mais un en particulier serait Josh Groben car je chante beaucoup de ses pièces. J’adore sa voix entre le classique et le populaire, un chanteur complet adapté de la nouvelle génération de ténors. Une pièce entre autre «You raise me up» que j’ai interprétée en 2008 en concert avec le choeur Chanterelle de Laval. Un franc succès que j’ai mis sur «You Tube», je l’interprète encore aujourd’hui.

Jean-Guy Boulianne Chanteur Ténor
Retraité des Forces Armées Canadiennes

***Lahrer Zeitung Sommer 2019

***Lahrer Zeitung Sommer 2019 – 2

Jean-Guy Boulianne ist ein ehemaliger Soldat der kanadischen Streitkräfte und war in den 70er Jahren in Lahr im Schwarzwald stationiert. Im Juni 2019 kam Herr Boulianne mit seiner deutschen Frau und dem Chor Ensemble in dem er singt, zurück nach Deutschland. Sie sangen auch in Frankreich und der Schweiz. Herr Boulianne hat sich freundlicherweise bereit erklärt uns über seine Verbindung zu Lahr und zu Deutschland zu berichten.

-Wie war es als Soldat der kanadischen Streitkräfte nach Deutschland zu kommen?

Ich bin damals, im Juli 1973, vom Militär als 21 jähriger nach Deutschland gesendet worden. Als ich Kanada verließ, war ich gerade frisch getrennt und hatte ein gebrochenes Herz. Es war sehr schmerzhaft aber da ich sehr jung war, habe ich mich auch auf neue Abenteuer gefreut.

-Was hat Sie am meisten von Deutschland beeindruckt?

Ich habe ein stolzes Land kennengelernt mit Menschen die im Laufe der Jahre mit viel internationaler Kritik und Verurteil konfrontiert wurden, insbesondere die Nach-Kriegsgeneration. Was mich beeindruckt hat ist dass diese Leute es geschafft haben, wieder aufzustehen und weiter zu machen.

-Was sind Ihre schönsten Erinnerungen?

Ohne Zweifel meine Heirat und die Geburt meines Sohnes im Jahre 1978. Es gab noch unzählige andere wie die Entdeckung eines Europas das mir unbekannt war und meine Militärdienste von 1973/76 und 1979/82: 1976 wollte mich die kanadische Armee nach Kanada zurücksenden. Da ich mich jedoch bis über beide Ohren in eine Deutsche verliebt hatte,
bin ich damals für 3 Jahre aus dem Militär ausgetreten (1976 und 1979). Es waren die schönsten Jahre meines Lebens. Ich habe viele Freundschaften mit Deutschen in dieser Zeit geschlossen.

Ohne wieder in Kanada gewesen zu sein, bin ich im September 1979 wieder beim Militär eingestiegen.

-Wie würden Sie das Leben in Kanada mit dem Leben in Deutschland vergleichen?

Zwei grundverschiedene Länder. Auf der einen Seite Kanada, ein Land das in erster Linie für seine kulturelle Vielfalt und seine geographische Breite steht. Und dies mit zwei verschiedenen Mentalitäten: anglophon und frankophon.
Auf die anderen Seite Deutschland, eine „alte Kultur“ mit dieser speziellen Fähigkeit immer wieder aufzustehen, nie aufzugeben und eine Weltmacht in der Wirtschaft und im sozialen Bereich zu bleiben. Diese soziale Kompetenz ist ein Aspekt der viel dazu beigetragen hat dass ich mich diesem wunderbaren Land so verbunden fühle.

-Woher haben Sie die Leidenschaft für das Singen, bzw. für die Musik?

Das liegt in meiner Familie aus der Region „Lac St-Jean“ in der Provinz Québec. Alle haben gesungen: mein Vater, meine Brüder, meine Schwestern, meine Onkeln und meine Cousins. Es liegt uns im Blut. Eine Cousine von mir, Marie-Nicole Lemieux, ist eine weltberühmte „Contre-Alto“.

Bevor ich 1973 nach Europa kam, spielte ich Gitarre und sang in einer Musikgruppe. Als ich in Deutschland ankam, habe ich mich für ein paar Jahre einer Band angeschlossen. Später in Lahr wurde ich, aufgrund meines Interesses für die Musik, zur Fanfare der „Bataillon 1er R22R“ transferiert. Ich habe dort viele schöne Erfahrungen und viele schöne Reisen erlebt. Als ich 1982 wieder nach Kanada zurückkehrte, habe ich in vielen verschiedenen Chören (wurde oft von Ort zu Ort transferiert) gesungen. Seit 10 Jahren singe ich nun mit „Le Choeur en Fugue“. Die Reise nach Europa im Juni diesen Jahres haben meine Frau und ich zwei Jahre lang geplant.

-Als Sie in Deutschland lebten was vermissten Sie am meisten von Kanada (außer Familie und Freunde)?

Nicht viel da ich die schönsten Momente meines Lebens hier erlebt habe. Langsam ließ ich meine Familie hinter mir und wurde von einer anderen mit offenen Armen angenommen. Ich hatte alles was ich mir wünschen konnte. Das einzige was wirklich hart war, ist daß ich damals gerne bei meinem jüngeren Bruder (24 Jahre alt) gewesen wäre als er im Mai 1978 einen schwerer Autounfall erlitt was ihn zum Tetraplegiker werden ließ. (eine Form der Querschnittlähmung). (Siehe Foto „3 frères“)

-Jetzt dass Sie in Kanada leben, was vermissen Sie am meisten aus Deutschland?

Viele meiner Freunde, die Familie, das Sozialleben, die „Fastnacht“, die Sauberkeit, die alten Bauwerke des alten Kontinents und die Technologien.

Unsere beiden Kinder haben beide Nationalitäten und sprechen fliessend Englisch und Deutsch. 1985 haben wir überlegt wieder nach Deutschland zu ziehen. Aber für das Wohl unserer Kinder, die damals noch klein waren, haben wir uns entschieden in Kanada zu bleiben. 2008 sind wir für sieben Jahre einer Gruppe bayerischer Tänzer in Montreal beigetreten: die „Alpenland Schuplattler“. Wir haben an vielen Tanzwettbewerben in Nord Amerika teilgenommen. (siehe photo)

-Wie war Ihre Erfahrung und die Ihrer Chormitglieder diesen Sommer in Europa?

Wow! Ein großer Erfolg; nach 2 Jahren Planung mit meiner Frau Sylvia und einem Reiseleiterteam vom „Choeur en Fugue“, alles ist perfekt gelaufen.
Die Unterkunft, der Transport, die Konzerte in uralten Kirchen, die Kontakte mit wunderbaren Menschen in den Städten und Dörfen, das besondere Willkommen der Stadt Lahr und zu guter Letzt all die fabelhaften Leute in Deutschland, dem Elsaß und der Schweiz kennengelernt zu haben. Die Chormitglieder wurden wie Könige empfangen; ein einmaliges und fantastisches Erlebnis!

Das Ziel dieser Reise war das 25. Jubiläums des Chors zu feiern und unseren Sänger-Freunden die schöne Region des Schwarzwalds näher zu bringen. Die meisten französischen Chöre besuchen eher Frankreich wegen der gemeinsamen Sprache. Was meiner Frau und mir besonders am Herzen lag, war Klischees und Verurteile unserer Chormitglieder gegenüber Deutschland aus der Welt zu räumen. Viele Chor Mitglieder hatten Elternteile im zweiten Weltkrieg verloren. Nach dieser außergewöhnlich schönen Erfahrung sind viele Barrieren gefallen und es war einfach großartig. Wir sprechen immer noch täglich darüber wenn wir uns zum Üben treffen.

-Mit welchem Künstler würden Sie gerne mal singen und warum?

Eine schwierige Frage, da es so viele gute Künstler gibt. Aber wenn, dann mit Josh Groben, da ich viele seiner Songs selbst singe. Ich liebe seine Stimme die zwischen Klassik und Pop steht. Es gibt ein Stück was mir besonders gefällt und welches ich 2008 mit dem Chor „Chanterelle de Laval“ gesungen habe: „You raise me up“. Es ist auf „Youtube“ zu sehen und ich singe es noch heute.

Jean-Guy Boulianne Chanteur Ténor
Retraité des Forces Armées Canadiennes

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